ECONOMIE TUPISTE
Ce chapitre contient les principes économiques fondamentaux requis pour la transition d'une économie axée sur le profit vers une économie axée sur la consommation, soit la satisfaction des besoins vitaux de tous les membres de la société.
Production adaptée aux besoins humains et
utilisation maximum
Distribution rationnelle: Minimum vital et
agréments maximum garantis
Démocratie économique
Décentralisation économique et ensembles
socio-économiques
Commerce
Economie équilibrée
Trois niveaux de propriété
Planification et développement
Economie à quatre dimensions
Dépressions économiques
Deuxième partie:
Distribution rationnelle: Minimum vital et agréments maximum garantis
L'aspect le plus fondamental du système économique Tupiste, est la garantie du minimum vital à tous les individus. A notre époque de rapides progrès scientifiques, il est irrationnel de voir que certains humains sont privés de moyens de subsistance alors que d'autres amassent une grande quantité de richesse. Il serait donc nécessaire de définir un minimum vital, et de l'ajuster en fonction des ressources et du niveau de développement scientifique de la localité à une époque donnée . De plus, ce minimum vital ne devrait pas être distribué par le gouvernement central comme le sont les aides sociales et autres indemnités de certains pays démocratiques libéraux. Au contraire, c'est le rôle de la planification locale de créer suffisamment d'emplois pour que tous puissent gagner le pouvoir d'achat requis. La garantie de l'emploi et d'un pouvoir d'achat suffisant sont au centre de la TUP. Seulement dans certains cas spéciaux, comme pour les handicapés moteurs ou mentaux, pourrait on utiliser un système d'aides sociales et d'indemnités.
Dans le système Tupiste, le pouvoir d'achat des gens sera pris comme l'indicateur du développement économique. Pour accroître continuellement ce pouvoir d'achat, un certain nombre de facteurs sont nécessaires: la disponibilité des biens et des services basiques, la stabilité des prix, des augmentations périodiques de salaires, et un accroissement des biens et de la productivité collectives.
La TUP reconnaît cinq catégories de biens essentiels: l'alimentation, l'habillement, l'hébergement, la santé et l'éducation. De plus, l'accés à l'énergie, à l'eau pure, et au transport est également important.
A présent, dans les pays capitalistes, on ne trouve ni de garantie du minimum vital, ni de limites aux richesses qu'un individu ou une société peut accumuler. Et comme les ressources physiques sont finies par nature, cela élargit le fossé entre les possédants et les non-possédants.
Dans le système Tupiste, la règle d'or de l'économie, est de garantir le minimum vital à tous. Pour accomplir un tel but, la TUP recommande un nivellement par le haut des revenus des individus comme des sociétés. Certains ont suggéré que le rapport entre les membres les mieux payés de la société et les membres les moins payés devrait être de 10:1. En liant ensemble ces deux types de revenus, la société s'efforcera d'élever le niveau de vie des plus démunis, en d'autres mots, de les faire accéder à un plus grand confort au fur et à mesure que la richesse collective de la société augmentera.
D'autre part, la TUP soutient que les individus plus méritants, plus compétents ou plus serviables, devraient être plus rémunérés que le travailleur moyen. Ceci en vue d'encourager les gens à faire mieux et à développer leur personnalité et leurs compétences. Cette différence de rémunération pourrait être distribuée en combinant liquidité et certains produits ou services augmentant à la fois le niveau et la qualité de la vie. Ainsi, chaque personne méritantes pourra bénéficier du maximum d'agréments possible, compte tenu du développement économique de la société.
Quant à l'individu manquant de mérite spécial, il devrait aussi recevoir de plus en plus de ces produits et services qui facilitent la vie. Ils bénéficieront donc aussi du maximum d'agréments, mais d'un niveau inférieur à celui reçu par les plus méritants. Selon la TUP, cet écart ne pourra jamais complètement disparaître, mais il est primordiale de s'efforcer continuellement de le réduire. Par exemple, si le maximum d'agréments des méritants devient excessivement élevé, il faudrait en contrepartie, immédiatement augmenter le minimum vital perçu par les plus démunis. Par exemple, si les personnes avec des qualités spéciales ont une motocyclette, et les personnes ordinaires ont un vélo, ils s'agit d'un état équilibré. Mais si les individus avec des qualités spéciales commencent à avoir des voitures, il faudrait immédiatement fournir des motocyclettes aux individus ordinaires.
Le minimum vital et les agréments maximum devraient augmenter simultanément, tant que l'environnement peut le supporter. Les individus, voyant leurs besoins fondamentaux satisfaits, et recevant un maximum d'agréments proportionnel à leur mérite, ne seront plus obliger de lutter quotidiennement pour leur survie, et leur vie deviendra plus facile et plus agréable. C'est pour cela que la TUP garantie à tous le minimum vital et le maximum d'agréments.
Dans les domaines physiques et psychiques, il devrait y avoir une perpétuelle tentative pour satisfaire les désirs et les besoins humains. Mais la limite inhérentes à ces domaines fait que ces désirs resteront insatisfaits; c'est en effet un trait de la nature humaine que d'en vouloir toujours plus. Et l'être humain ne pourra s'en affranchir que lorsqu'il sera complètement satisfait sur le plan spirituel, c'est à dire quand il aura fondu son identité individuelle avec l'absolu. Ainsi, bien que le but de la TUP soit de combler la faim humaine qu'elle soit physique ou mentale, il ne faut cependant pas oublier que le véritable progrès ne peut s'effectuer que dans le mouvement depuis l'imperfection jusqu'à la perfection. Mais cette effort psycho-spirituel, situé au delà de notre réalité psycho-physique, n'est plus du ressort de la TUP, mais de celui de la science de l'intuition, ou science spirituelle.